Mes Broutilles et Fabulations...

mercredi 08 juin

Je ne peux pas.

Comment aurais-je pu te dire que cette moitié de cheese difficilement avalée a formé, avec deux tranches de pain de mie, mon repas de la journée entière ?

Comment aurais-je pu te promettre que ça serait la seule fois où je prendrais de cachets ?

Comment est ce que je vais bien pouvoir faire ?

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mardi 24 mai

Cet amour - Jacques Prévert.

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Là où tu es
Là où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

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"De l'art de vivre longtemps (voire avec beaucoup d'enfants)"... Qu'est ce que je peux en dire des conneries, quand je m'y mets.

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dimanche 05 septembre

You're breaking my heart, my little princess

IMGP0667

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lundi 31 mai

Mon MomL

             Mon Moml,

Oui, il fait un peu "mamelon" ce titre (moml, momlon, mamlon... non ? J'ai juste l'esprit dérangé ?)

Pour tout te dire, tu me manques souvent en ce moment, et j'ai adoré nos quelques jours à Paris. Je dois avouer aussi -et c'est relativement égoïste, mais pas trop quand même puisque tu as un retour- que je suis heureuse de voir que tu es encore si amoureux de moi.

Je crois que c'était une très bonne chose d'avoir cette longue conversation en bas de l'immeuble de ta sœur. Je sais que tu te dis que peut-être j'ai dit tout ça pour te faire plaisir et moi même je ne peux promettre de penser ce que je t'ai dit éternellement, mais pour ce que ça vaut : j'étais sincère.

Je n'aime pas trop quand tu fais des remarques au sujet de ma relation avec Maxime, enfin c'est un peu légitime, il serait le premier à le dire je crois. Je l'aime beaucoup et je crois qu'on peut faire un bout de chemin ensemble et s'apporter des choses pendant un temps plus ou moins long même s'il est certes très probablement limité. Je crois même que j'en suis amoureuse.

Je réfléchis à nous et je me dis que ça a un côté anti-romantique quand même, de prévoir avec qui l'on finira, comme si c'était arrangé, mais sans se mettre avec lui tout de suite pour pouvoir vivre encore un peu sans lui. Et puis finalement non, c'est assez beau, croire si fort à nos retrouvailles, préférer reporter pour être sûrs de ne pas renoncer.
Je n'ai pas envie de dire que tu es mieux qu'un autre, mais c'est vrai que tu me rendras plus heureuse que quiconque, comme c'était déjà le cas durant ces trois mois passés ensemble. Je ne suis pas sûre que tu aies du mérite, il semblerait que l'on soit fait l'un pour l'autre.

Comme je l'ai dit et le pense, ni toi ni moi ne sommes parfaits, mais toi et moi ensemble, c'est l'équation parfaite.



A plus tard mon tout petit bébé chat (ça passera vite, tu verras).
Ta WoyL

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dimanche 04 avril



Je suis la-lasse de t'effleurer

Tu en fais beaucoup mais ce n'est pas assez
Pourtant je fais pousser des fleurs dans mes cheveux
Je me fais belle, à t'en crever les yeux




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vendredi 12 mars


Putain j'ai peur, mais horriblement, cette peur de merde qui te prend les tripes et qui t'empêche de respirer, celle qui te fait pleurer de rage parce que tu ne peux rien faire, tu ne peux rien faire et tu le sais, et d'ailleurs je pleure là, bordel, je pleure comme la conne impuissante que je suis.
C'est vraiment ridicule la vie. Je ne t'ai jamais vue. Je ne t'ai jamais parlé, je ne t'ai jamais touchée, je n'ai jamais pu admirer moi même la beauté que vante Gips. Je t'ai progressivement aimée en tapant sur des touches, en m'investissant via un logiciel à la con dans ta vie, et dans celle que tu portes. J'ai peur pour elle et j'ai peur pour toi, parce que, c'est trop tard maintenant, j'ai envie de détruire tout ce qui te fera du mal, mais y'a rien à détruire là, y'a que dalle.
Et voilà que là maintenant je suis tétanisée, je sais pas quoi dire ni quoi faire, alors je vais sur ce foutu blog que tu ne connais même pas parce que c'est tout ce que j'ai trouvé pour ce genre de situations, celles où mes sentiments sont trop intimes ou trop explosifs pour avoir envie de les étaler sur facebook, où les gens commentent et posent des questions, et j'ai pas envie de répondre aux questions, j'ai pas envie de leur raconter ta vie, j'ai juste peur, et il fallait que je le dise, même si c'est à personne.



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vendredi 26 février

Promise.



-Tu veux bien qu'on se marie quand-même, ce 4 juillet 2015 ?

-Oui.
...
Mais... tu le penses vraiment ?
-Ben oui. Et toi ?
-Oui.
...
Il n'y a pas de raison d'être tristes alors ?
-J'imagine que non...



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jeudi 18 février

De l'art de vivre longtemps (voire avec beaucoup d'enfants).


De récents évènements concernant mon amie très chère m'a fait me questionner sur la problématique de la fidélité. Certains disent qu'elle est impossible, d'autres qu'elle est une perte de temps et de plaisir. D'autres encore qu'y faire la moindre entorse conduit directement aux mâchoires de Cerbère.



Pour commencer, je fais une nette différence entre aimer et être amoureux –ou plutôt amoureuse, ne pouvant parler que de mon cas.

Je pense qu’être amoureuse revient à être charmée, par quelqu’un qui nous plaît. C’est rêvasser sur la personne en question, s’imaginer avec elle. Au final ce n’est rien de plus qu’un béguin.

 Aimer, c’est bien plus abouti. C’est connaître vraiment l’autre et l’aimer quand même. Vouloir encore être avec quand on a cessé de trouver les petits défauts attendrissants et qu’on les trouve désormais agaçants. Avoir suffisamment envie de retrouver les moments merveilleux pour vouloir surmonter les difficiles. Considérer que les bons côtés ont bien plus de valeur que tous les mauvais, en somme.

 

C’est très facile de tomber amoureuse. D’aimer, beaucoup moins.

 

C’est une opinion certes purement personnelle. J’ai entendu des tas de choses là-dessus.  La pire de toute : qu’aimer va de soi. Que l’amour, le vrai, c’est une évidence, que c’est un sentiment si « pur » que la moindre faute est inenvisageable, que si l’on aime vraiment on a aucune tentation, aucune lassitude, que la vie à deux est un long fleuve tranquille. Que l’infidélité est une problématique réservée à ceux qui ne s’aiment pas vraiment. Quelle connerie.

 

Je me pardonnerai mes béguins. Je me pardonnerai d’avoir eu  quelques instants l’idée que je serais peut être mieux avec un autre. Je me pardonnerai d’avoir tout fait pour que mes béguins me trouvent belle et désirable. Je me le pardonnerai parce que j’aurais toujours, en fin de compte, à l’esprit qu’en réalité,  j’ai mieux à la maison. Qu’aucun autre ne saurait m’apporter la même chose avec une nouvelle relation et encore moins avec une nuit d’amour –ou de coucherie. Je me pardonnerai d’avoir eu envie de savoir comment il faisait dans leurs bras ou quelle odeur portait leur peau.  Et je me rachèterais en restant en réalité sienne. Je me le pardonnerai autant que j’espère qu’il se pardonnera les petits coups de foudre qu’il aura sans aucun doute et que parfois peut être je cernerai moi-même.

Une longue vie à deux ne se fait pas sans embûches, et ce serait un tord de croire que nous nous aimerons toujours d’un amour égal.  L’amour fluctue, va et viens. Navrée, c’est sûrement  malheureux, mais c’est surtout vrai. Un mariage, ou plus généralement un concubinage,  est une construction à  jamais inachevée. Je suis convaincue que l’on peut continuer à poser des briques une fois  la passion essoufflée, mais il ya quand même deux choses essentielles qui doivent être constantes : l’affection et le respect.  Un couple qui dure est celui qui sera équilibré, conciliant, solidaire… et pas trop idéaliste.

 

Je t’aime pour le meilleur, et pour le pire.



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samedi 19 décembre

[...]



"Aie confiance en l'avenir, le tien sera merveilleux."



Karine Rosay


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